Un gala de 300.000 FCFA à son honneur

 

C’est par un gala de lutte avec une mise de trois cent mille francs (300.000 FCFA) que le mémorial de feue Fatou Guèye sera organisé, ce dimanche 7 janvier 2018 à Gandiaye, avec l’ensemble du monde de la lutte traditionnelle sans frappe.

Le vendredi 5 janvier 2018, hier déjà, la grande cantatrice de Gandiaye faisait trois-cent-soixante-cinq jours sous terre. Une disparition d’une voix exceptionnelle qui avait laissé orpheline la lutte traditionnelle sans frappe, avec ce rappel à Dieu suite à une longue maladie. Depuis cette disparition, il ne se passe pas un jour sans que lutteurs, promoteurs et amateurs se rappellent cette voix unique, notamment avec les chansons créées pour elle par les cantatrices Marie Guèye, sa sœur, Faya Mbodj, Mbayang Loum et autre Ndèye Fatou Adama Dialy. Mais, cela ne suffisant sûrement pas, un mémorial lui sera dédié ce dimanche 7 janvier, dans son fief de Gandiaye. Et naturellement, c’est un gala de lutte sans frappe qui sera organisé, après le récital de coran prévu ce samedi. L’animation de ce grand gala sera l’affaire de Marie Guèye, aux côtés des autres cantatrices et de Momo Ngom. Mais c’est l’ensemble du monde de la lutte sans frappe qui y est attendu. Des acteurs se sont donné corps et âme pour la réussite de cet événement d’une grande dimension. Il s’agit, entre autres, de Mame Bouré Sarr, de Thiomby, Laity Sène de Mbellonguith, Mbingane Sagne de Djilass.

LUTTEURS, AMATEURS… PAR DEVOIR DE RECONNAISSANCE

Il n’y a pas un seul lutteur pour qui feue Fatou Guèye n’a pas chanté, dans un gala de lutte. Pas un seul amateur qui ne s’est délecté des envolées lyriques de cette grande rassembleuse. Pas un seul acteur de la lutte sans frappe, dans son ensemble, qui n’ait pas été satisfait de la prestation de cette brave dame, ne serait-ce que pour une soirée. Dès lors, même si certains ne viendront certainement pas pour nouer le nguimb, tous les lutteurs ont le devoir de se présenter pour marquer leur reconnaissance à celle qu’on appelait affectueusement «Yaye Fatou». C’est la même chose pour les promoteurs, les amateurs, et tous ceux qui gravitent autour de la lutte sans frappe. Personne n’a besoin d’être individuellement invité pour y être.

Abou NDOUR

Sunu Lamb n° 3502 du 6 janvier 2018

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