Pape Ibrahima Dione remporte le 1er mémorial Fatou Guèye

 

Le gala de lutte sans frappe organisé à Gandiaye, plus précisément au village de Bouj, le dimanche 7 janvier 2018 à l’occasion du premier mémorial de feue Fatou Guèye, a été remporté par Pape Ibrahima Dione aux dépens de Pape Matar Faye.

Le mémorial feue Fatou Guèye a vécu et a été une très grande réussite. L’an 1 du rappel à Dieu de la cantatrice a été une occasion pour organiser un gala de lutte qui a réuni toutes les sensibilités du monde de la lutte sans frappe. 16 lutteurs étaient en lice pour se partager la mise de 300.000 FCFA. Parmi ces seize combattants, il n’y avait peut-être pas les grands noms de la lutte simple. Cependant, le nombreux public a assisté à des combats palpitants et très disputés. En demi-finales, Pape Ibrahima Dione a pris le dessus sur Mamadou Ndiaye et Pape Matar Faye a sorti Daouda Ndiaye. Dans le quinzième et dernier combat de la soirée, Pape Ibrahima Dione dit Mbam a usé de tout son répertoire technique pour effacer Pape Matar Faye. Sur les trois-cent-mille en jeu, il rentre avec 160.000 FCFA contre 120.000 FCFA pour sa victime pendant que les demi-finalistes ont eu 10.000 FCFA chacun. Côté animation, Reug Reug et Adama Diouf ont carrément mis le feu avec des pas de danses appréciées des nombreux amateurs. Le monde de la lutte sans frappe, amateurs, promoteurs et autres sensibilités ont effectué le déplacement en masse pour prêter main forte aux organisateurs et marquer leur reconnaissance à la défunte Fatou Guèye. Au micro, Ada Faye et les autres cantatrices du groupe ont servi une animation tout à fait exceptionnelle.

Engagement des lutteurs, un début à plusieurs vitesses

C’est le 1er janvier 2017 que devait être appliqué le règlement par rapport aux engagements de 1.000 FCFA pour les lutteurs. On constate une application à plusieurs vitesses. Si à Foundiougne, samedi, on a demandé 1.000 FCFA aux inscrits, ce n’était pas le cas à Fatick et à Gandiaye samedi et dimanche. Interpellé sur ce fait, le président du comité local de développement de Ngothie a apporté des éclairages : «Je n’ai reçu aucune notification concernant les engagements des lutteurs à 1.000 FCFA. Je dépends directement de Mbagnick, président du Comité départemental de lutte qui, lui-même, dépend de Bira Sène, président du Comité régional de gestion de Kaolack. Et comme Mbagnick ne m’a rien notifié, je ne peux pas me permettre d’appliquer un tel règlement», a dit Mbaye Ngom. Comme quoi, le CNG devra encore faire des efforts pour réussir à exposer le nouveau règlement au niveau national.

Abou NDOUR (envoyé spécial à Gandiaye)

Sunu Lamb n° 3594

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