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BOY KAÏRÉ SUR LES ÉCURIES CHASSÉES DES ÉCOLES « Ce sera un frein à la pratique de la lutte »

Boy Kaïré, le président de l’association des lutteurs en activité du Sénégal (ALAS), n’a pas hésité à réagir quant à l’interdiction faites aux écuries à s’entraîner dans les écoles. Pour lui, cette décision du préfet de Dakar est de nature à paralyser la pratique de la lutte et à la faire reculer.


BOY KAÏRÉ SUR LES ÉCURIES CHASSÉES DES ÉCOLES  « Ce sera un frein à la pratique de la lutte »

« Les différents responsables d’établissements scolaires disposent d’une note, un arrêté du préfet de Dakar, interdisant les écuries à s’entraîner dans les écoles. Mais, c’est grave comme décision. C’est d’autant plus grave qu’elle va carrément mettre des milliers de lutteurs à la rue » lance Boy Kaïré qui fait savoir que s’il y a des infrastructures pour le football, le basket, le handball, le tennis, le rugby et autres, la lutte, elle, n’en dispose pas encore. « Sincèrement, à mon humble avis, je pense que cette décision du préfet sera un frein à la pratique de la lutte, car les lutteurs ne sauraient s’entraîner dans les rues, et ils ne peuvent pas non plus tous  se rendre en bordure de mer comme quelques privilégiés vivant à Guédiawaye, plus proches, eux, de la mer. Que feront les lutteurs de l’intérieur du pays qui n’ont pas de plage ? Je ne sais vraiment pas à quelle fin cette décision a été prise, mais elle n’a pas sa raison d’être », fulmine le père de Diène Diouf Kaïré.

Par ailleurs, suite à cette interdiction, l’écurie Fass et bien d’autres entités de lutte ont commencé à s’entraîner dans les rues. « Nous ne sommes pas des malpropres à ce point. Nous sommes des citoyens, et on nous doit le respect. Les lutteurs s’entraînent depuis plus de vingt ans dans les établissements. En plus, toutes les écuries du pays s’entraînent à partir de 17, 18 heures dans les écoles. Ils ne gênent nullement les élèves, et encore moins les responsables. Et jusqu’à preuve du contraire, on n’a jamais déploré un cas de vol, de viol ou d’agression quelconque de la part de ces lutteurs dans ces établissements qu’ils fréquentent. Ces élèves qu’on voudrait protéger, nous avons nos enfants parmi eux. Donc, faire partir tous les lutteurs en bordure de mer n’est pas la solution. C’est au contraire un autre problème que le préfet va créer d’autant que cela va empiéter sur le domaine du ministère du Tourisme. Voir chaque soir des centaines de lutteurs et leurs milliers de fans-clubs, supporters et amateurs envahir les bordures de mer entravera ce secteur touristique important et posera à coup sûr un autre problème de sécurité », conclut Boy Kaïré qui lance un appel pressant au ministre des Sports et à l’État pour qu’ils rétablissent la situation.

Mamadou KONÉ

Source : Sunu Lamb n°2046 du 07 novembre 2012    




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