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DJIBRIL BADJI, CHARGÉ DES PROGRAMMES SPORTS DE LA CEDEAO «220 à 250 millions dépensés pour le Tournoi de Dakar»


DJIBRIL BADJI, CHARGÉ DES PROGRAMMES SPORTS DE LA CEDEAO «220 à 250 millions dépensés pour le Tournoi de Dakar»
Chargé des programmes sports au centre de développement de la jeunesse et des sports de la CEDEAO, Djibril Badji, présent dans la capitale sénégalaise lors du dernier Tournoi de Dakar, revient sur le budget mobilisé pour l'organisation de ce tournoi sous-régional.

D'aucuns parlent de Tolac, d'autres donnent une autre appellation. Quelle est la dénomination officielle de ce tournoi de la CEDEAO qui en est à sa septième édition à Dakar ?
Tolac, c'est pour Niamey. C'est le tournoi de lutte africaine de la communauté. Ici, on a le tournoi de lutte africaine de Dakar, en attendant qu'un jour on puisse trouver quelque chose qui accroche comme le Tolac. C'est ce qui était dit depuis le départ mais on n'en a pas encore trouvé. On en reste alors à la dénomination tournoi de lutte africaine de Dakar. On en est à la septième édition.

Quel bilan général pouvez-vous en faire ?
Le bilan ne serait que positif. Quand on a commencé avec le Tolac, c'étaient sept ou huit pays qui venaient. Maintenant, si on considère dans l'absolu, on a quatorze pays qui ont participé au tournoi de lutte organisé par la CEDEAO. Mais le plus grand nombre de pays qu'on a eus en une seule édition est de treize, que Dakar a encore égalé cette fois-ci. Donc, je dirais que tous les pays, en dehors des îles du Cap-Vert, participent à ce tournoi de lutte. La mayonnaise a pu prendre. On n'est que satisfait du nombre de participants et de l'intérêt que suscite la lutte dans ces différents pays.

Peut-on rêver regrouper, en une seule édition, tous les quinze pays que compte la CEDEAO ?
Pour le Cap-Vert, je ne jure de rien. Cette fois-ci, c'est la Côte d'Ivoire qui n'est pas venue, mais qui participait régulièrement aux compétitions. Le jour où on atteindra les quatorze pays, on aurait certainement fait le plein des participations à ce tournoi.

Où en êtes-vous avec l'idée de faire tourner le tournoi qui a été émise un moment ?
D'aucuns avancent l'idée de faire tourner le tournoi. Quand on lançait le tournoi, il y a eu d'abord Niamey qui, avec ces difficultés extraordinaires, l'a organisé durant des années. On s'est dit que quand c'était difficile Niamey le prenait. Ce n'est pas quand c'est facile qu'on va délocaliser pour l'amener ailleurs. On ne le fera pas. Si on veut faire la promotion de la lutte, il faut accepter Dakar. Le Tournoi de Dakar a permis à ce que la lutte africaine soit connue dans la sous-région. Le Tournoi de Dakar a donné une autre envergure, une autre organisation, une autre vision de la lutte africaine. Le délocaliser pourquoi ? Si on le délocalisait, le pays qui devrait l'accueillir devrait mettre des sommes extraordinaires que le CNG met pour l'organisation du tournoi. Quelle autre fédération en est capable ?

On parle plutôt d'un troisième pays qui accueillerait le tournoi, en sus du Niger et du Sénégal...
Si ça ne dépendait que de nous, on allait créer des tournois dans toutes les villes, où les lutteurs vont se mesurer avec  tous les moyens. C'est un problème de moyens. On l'a proposé il y a longtemps mais les autorités n'ont pas suivi.

En termes de budget, combien la CEDEAO a-t-elle dépensé pour organiser un tel tournoi ?
On dépense plus de deux cents millions de francs CFA. Entre six billets d'avions pour treize ou quatorze pays qui vont venir, cent trente personnes qu'on prend durant huit jours (hébergement et restauration dans des hôtels de qualité), les primes qu'on donne, plus d'autres dépenses, ça tourne autour de deux cent vingt et deux cent cinquante millions.

Un pays comme le Niger dit qu'il est impossible de gagner le Sénégal à Dakar parce qu'il y a du favoritisme. Qu'en pensez-vous ?
Je ne pense pas. Le Sénégal a gagné le tournoi à Niamey. Il est plus fort. Le Sénégal, tous les deux tournois, présente une équipe renouvelée à 80%. Donc, je pense que le dire, c'est se donner une excuse. Mais la réalité est autre.

Y aura-t-il le Tolac cette année, à Niamey ?
Cette année, il n'y aura pas de tournoi de Niamey. Peut-être l'année prochaine. On l'a mis dans notre budget. Si les autorités nous suivent, on organisera tous les deux tournois. C'est alors un choix que vous avez dû faire entre Dakar et Niamey ?

On n'a pas fait de choix. Ce sont des choix qui ont été faits à un haut niveau. On a proposé un budget où il y a eu le tournoi de Niamey, celui de Dakar et bien d'autres activités. Et dans l'arbitrage budgétaire, il a été décidé ce qui s'est passé.

Recueillis par Abou NDOUR
Sunu Lamb n°2925 du 14 octobre 2015
 



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