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DOPÉ PAR LA CASAMANCE, BALLA PERSISTE « Battre Yékini sans difficulté »

Balla Gaye 2 est revenu très « satisfait » de son voyage d’une semaine (du 9 au 16 septembre) en Casamance. Revigoré par les rois, féticheurs, charlatans et marabouts, le Lion de Guédiawaye soutient qu’il ne craint rien. Il a même réitéré sa détermination de battre Yékini en 10 secondes. Il a également indiqué qu’il allait bientôt se rendre aux États-Unis pour préparer son combat contre le Roi des arènes.


 
Entretien

 
Balla, vous venez de boucler un séjour d’une semaine en Casamance, quel est le sentiment qui vous anime ?
J’éprouve un sentiment de fierté et de satisfaction. C’est une caravane de la paix, une caravane pour remercier et satisfaire mes parents : frères, sœurs, pères et mères, et grands-parents qui ne cessent de prier pour moi. Ils sont tous sortis pour m’accueillir et prier pour moi. Cela m’a franchement dopé. En tout cas, c’est un grand plaisir pour moi et une grande fierté pour mes parents de la Casamance.

Est-ce que cet engouement manifesté à votre égard n’est pas un lourd fardeau à porter ?
Oui, il a alourdi ma mission dans l’arène. Il m’oblige à redoubler d’efforts, à ne jamais  croiser les bras et d’y aller à fond. Mais, je n’ai jamais oublié que je suis tenu de satisfaire mes supporters par de belles victoires. C’est pourquoi, tout ce que je fais, je le fais avec engagement et détermination, mais aussi avec amour.

Vous avez été accueilli par les Rois du Kassa. Était-ce la première fois ?
C’était vraiment une première ! Pour ce voyage, des rois, des marabouts, des féticheurs, etc. m’ont reçu et ont prié pour moi. C’est beau et rassurant. Je suis content de cela. Ils ne cessent jamais de me répéter « Vas-y champion, ne crains rien ». C’est pourquoi, je dis toujours : « I don’t care ! ». Je n’ai peur en aucun cas et aucun combat ne m’impressionne. Je suis tranquille et serein sur tous les plans.

Vous aviez dit que vous attendiez que vos parents de la Casamance vous donnent le feu-vert pour aller à l’assaut de Yékini. Est-ce que c’est fait durant ce  séjour ?
Oui, ils m’ont dit de ne rien craindre et que je peux maintenant aller à l’assaut de Yékini.
Vous êtes de retour à Dakar, quels sont vos projets ?
Après ce voyage aux sources, je reprends mes entraînements. J’irai aux États-Unis pour préparer mon combat contre Yékini. Je serai effectivement dans la même salle d’entraînement que lui, à moins qu’il fuit et change de lieu.

Quelle est la localité qui vous a le plus marqué durant ce séjour ?
Je pense que toutes les localités m’ont marqué. Partout où je me suis rendu, c’était la liesse populaire. Il y a un village où les petits enfants étaient sortis et chantaient à tue-tête, ce qui m’a beaucoup touché et impressionné. Je n’ai pas pu retenir mes larmes.

Le fait d’être resté une semaine entière sans vous entraîner ne va-t-il pas vous handicaper, surtout que vous avez un adversaire de taille ?
Non, pas du tout Dembélé ! Ce que j’ai obtenu durant ce voyage est important. Rester sans m’entraîner  pendant une semaine alors que le combat n’est pas encore arrivé, ce n’est rien du tout. De toutes les façons, je vais bientôt reprendre.

Vous devez avoir des soucis du fait de la mission commando que vous a confiée la Casamance lors de ce séjour ?
Yékini sait très bien qu’il a du souci à se faire. Il sait qu’il vient d’avoir un sérieux combat. Depuis que ce combat est scellé, il est conscient de ses enjeux. Il a un sérieux combat et il le sait très bien.

Est-ce à dire que vous avez déjà la stratégie pour le battre ?
Je ne vais pas la dévoiler, mais retenez tout simplement que le combat ne dépassera pas les 10 secondes, Inch Allah. Et sachez que je vais le battre sans difficulté et la chute sera claire, elle ne sera entaché d’aucun litige. La stratégie dépendra de son comportement au cours du combat. À lui de voir !

Il y a une histoire de sorcière qui aurait infiltré votre caravane. Est-ce que vous avez senti cela ?
(Il éclate de rire) Ah non, non. Cela n’est pas. Les gens ne racontent que des histoires.

Quel est le poids que vous désirez avoir pour votre combat contre Yékini ?
Je viens de me peser et je me suis rendu compte que j’ai perdu du poids à cause de ce voyage. Mais je ne me fais aucun souci car je vais reprendre mes entraînements pour retrouver ma forme idéale. Je vais toutefois voir avec mon entraîneur le poids qu’il me faut avoir par rapport à mon adversaire et travailler en fonction de ça. Que ce soit 150, 200 ou plus de kilos à prendre, je vais le faire.

Quelle a été la réaction de vos marabouts après le défi public de Yékini ?
Si Yékini les défie, il ne sait pas ce qu’il fait. Ils avaient des marabouts en Casamance qui priaient pour lui. Mais à présent, ces marabouts savent que c’est un de leurs fils qui va lutter contre Yékini et ils ne prient plus pour lui. Et cela lui fait mal.

Quelle appréciation faites-vous du cas Boy Nar ?
C’est vrai que Boy Nar est quelqu’un que j’ai connu dans l’arène. Mais il s’est tissé une relation fraternelle entre nous. C’est un pote et je ne m’étendrai pas plus loin là-dessus.

Est-ce que s’il était exclu de Fass, vous seriez prêts à l’accueillir ?
Nous, on a aucun problème. Nos portes sont grandement ouvertes à tout le monde.

Quand est-ce que vous partez pour les États-Unis ?
Je dois aller à New York City. Quand et pour combien de temps, je ne sais pas. Ça peut être 2, 3, 4 ou 5 mois de préparation.

Est-ce que la date de votre combat est fixée ?
Non, pas encore. On ne sait pas encore quand est-ce qu’on va lutter. Mais, vous me donnez l’occasion de m’adresser à Luc Nicolaï : il n’a qu’à fixer la date de notre combat parce que j’ai envie de la connaître.
 

Par Abdoulaye DEMBÉLÉ et Mor FALL,
envoyés spéciaux à Ziguinchor
 
Source : Sunu Lamb n°1705 du 19 septembre 2011
 
 



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