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DOU, CARICATURISTE DE SUNU LAMB


Caricaturiste fétiche de Sunu Lamb depuis 2008, Alioune Diouf est devenu l'antistress de nos lecteurs. Graphiste-designer, Dou occupe aujourd'hui les débats grâce à son humour tendre, son style graphique gracieux et sa plume de fée.


DOU, CARICATURISTE DE SUNU LAMB
L'artiste à la plume de fée

Dans la rue, il ne prend pas beaucoup les transports. En marchant, il avance tête baissée, sac de diplomate en main. Mais Alioune Diouf soigne sa sape. Il s'habille soit en costume, soit en boubou traditionnel. Sa démarche de gentleman et bling-bling fait se retourner des jeunes filles qui le croisent en circulation. Lui, c'est un Américain, un vrai !
Pourtant, ce Dou-là est né un certain 21 mars 1962 à Dakar. Marié, il est aujourd'hui père de deux enfants. Il est Sérère par son père et Socé par sa mère. Côté éducation, Alioune Diouf a fait son parcours à Dakar: «J'ai fait mon cursus primaire à l'école Manguiers de Fass. Après mon entrée en 6ème, je suis allé à l'école Ousmane Socé Diop de Dieuppeul où j'ai fait le cycle secondaire jusqu'à l'obtention du BFEM (Brevet de fin d'études moyennes). Après le BFEM, je suis allé à l'école des Arts en 1982 jusqu'en 1987. J'ai fait deux ans de formation de base. Ensuite, deux autres années de spécialisation en communication», retrace-t-il, bien assis sur la chaise de bureau de la rédaction de Sunu Lamb, ses stylos de dessin bien tenus.
 
Artiste dans le dessin
Après sa spécialisation, Alioune Diouf a été orienté dans un des départements où il avait plus de possibilités de réussir de par son talent et ses aspirations. « J'ai fait le département de communication parce que je dessinais bien. J'ai fait les illustrations d'édition, de presse,... C'est cela ma spécialité», glousse-t-il, enjoué de se dévoiler au monde de la lutte qui ne cesse d'apprécier ses planches quotidiennes dans ce journal. Mais cette spécialisation «ne (l)'empêche pas de faire des tableaux d'art», admet-il.
Après sa formation en 1987, le jeune Alioune Diouf est allé au service de l'éducation pour la santé. Il y était graphiste chargé d'élaborer tout ce qui est supports didactiques et information à l'endroit du public. «Je suis le pionnier dans ce domaine. Parce que je suis le premier à avoir commencé à le faire.» Qu'est-ce qui avait motivé Dou dans cette voie ? Un soir, devant son téléviseur, il tombe sur une émission. L'image montre des techniciens de la santé s'adressant à un public analphabète et sans support. «Je me suis dit que leur cible ne pouvait rien retenir et qu'il leur fallait un aide-visuel, des supports. Je suis parti leur proposer cela. Ils ont accepté et m'ont demandé de leur faire des propositions», raconte-t-il, avec modestie. Tout est parti de là. Avec la baraka de Dieu, il est engagé au niveau de ce service de santé publique. Pendant plus de 10 ans, jusqu'à l'an 2000. Mais durant tout ce temps-là, Alioune Diouf n'a pas été embauché alors qu'il servait dans la Fonction publique.
 
Voyage aux USA et retour mystérieux au Sénégal
L'ambition et la forte envie de gagner plus étaient ses adversaires comme dans un combat de lutte. «C'est là que j'ai rompu le contrat pour me rendre aux États-Unis d'Amérique, de 2000 jusqu'en 2004, soit 4 ans. Arrivé aux USA, le problème est que je ne pouvais plus faire l'art. Parce que les Américains sont jaloux de leur système. Ils me disaient: tant que tu n'as pas fait une formation américaine, tu ne peux pas travailler ici», dénonce-t-il, le regard fixe. Le Sénégalais ne se décourage pas. Il fait des galeries d'art. Une dame blanche lui assène une vérité choquante. «Car elle m'a dit ceci: nous avons besoin de l'art blanc. Nous n'avons pas besoin de l'art noir.» Ces mots résonnent jusqu'à présent dans la tête de Dou. Il n'arrive vraisemblablement pas à les effacer de sa mémoire. Mais oui, là-bas, ce n'est pas le Sénégal, ce pays de la Téranga qui accueille toutes les races et ethnies, qui y vivent ensemble, en symbiose. Il fallait donc faire avec. Le natif de Dakar s'approche d'une école américaine qui enseigne le graphisme-design. Il voulait faire la formation. Ça va lui coûter les yeux de la tête. Alioune Diouf sait qu'il lui faut travailler. Car la vie américaine n'attend pas. Il va ainsi travailler dans les supermarchés. «J'étais payé. C'est de cela que je vivais et j'entretenais ma famille», argue-t-il avec une gestuelle qui prouve qu'il a galéré aux pays de Trump.
Au bout de 4 ans, Dou rentre au Sénégal. Pourquoi ? Il regarde ailleurs, nous tournant le dos, l'air profondément pensif... Difficile pour Dou de trouver une explication à ce retour mystérieux. «C'est à cause de ce qu'on appelle au Sénégal de l'irrationnel. Je ne peux pas expliquer pourquoi je suis rentré. Je ne sais vraiment pas d'où est venue cette décision de rentrer... C'est parce qu'aussi j'étais malade. Il fallait que je me soigne, mais pas de façon moderne. Cela veut dire que c'est autre chose», tente-t-il de faire comprendre.
 
Sunu Lamb, première expérience de caricaturiste
Sunu Lamb a été sa première expérience en caricaturiste ? Oui, dit-il. «Sunu Lamb était en ce moment à Hann. J'étais venu exprimer mon intention de collaborer avec le journal. En ce moment-là, il y avait un autre caricaturiste à Sunu Lamb (Mâche, ndlr). M. Kane m'avait suggéré de faire la demande au cas où il quitterait. Et un beau jour, on m'a appelé pour me dire que le poste était vacant. C'était en 2008, Depuis lors, je suis là
Aujourd'hui, Alioune Diouf fait partie de la famille de Sunu Lamb. Du monde même de la lutte. Il a fini de se faire son public à lui. Des lecteurs qui ne savent pas lire mais qui savent décrypter ses dessins. Qu'est-ce qui inspire ce Doux-là dans son métier ? «Des fois, je regarde et je lis le journal. Si je trouve quelque chose d'intéressant, je le prends et je travaille là-dessus. Mais si je n'en trouve pas, je crée en fonction des combats en vue. J'essaie de faire en sorte qu'il se passe quelque chose. J'écris une histoire autour de ça», dévoile Dou, bien drapé dans une tenue traditionnelle de couleur bleu-ciel.
 
Parc de Hann, la cachette inspiratrice de Dou
«Dou» se cache dans un endroit beaucoup plus calme pour trouver l'inspiration. Il donne ses raisons : «D'abord, j'aime la nature. J'aime travailler dans un environnement naturel. Je travaille au niveau du Parc de Hann qui est un endroit calme. Là-bas, on n'est pas dérangé. On n'entend que les cris des oiseaux. C'est ce romantisme-là qui me pousse à aller au Parc. Ça facilite l'inspiration». La caricature qui l'a le plus marqué, c'était celle de Yékini avec la pirogue. Elle s'appelait la pirogue de Yékini. Il y a aussi le car rapide du promoteur Gaston Mbengue. «D'ailleurs les gens estiment que j'ai réussi Gaston Mbengue mieux que toute autre caricature. Il y a aussi Gouye Gui...», glisse-t-il, avec fierté, précisant que «pour réussir une bonne caricature, il faut que la personne ait un visage expressif». Ses caricatures sont toujours positivement appréciées par les lecteurs de Sunu Lamb. «Ça me fait plaisir et m'encourage à travailler davantage. Parce que j'ai fini par comprendre qu'il y a un public auquel je fais plaisir. » Le grand caricaturiste rêve de faire un album. De 2008 à 2016, il a abattu un travail quotidien. «Dou» veut faire une exposition de ses caricatures. Pour cela, il compte sur le soutien de la direction d'AFRICOME SA, M. et Mme Kane ainsi que sur les sponsors.
Abdoulaye DEMBÉLÉ
                                                                                                                   Sunu Lamb n° 3295 du 9 janvier  2017


1.Posté par newyork 116 le 10/01/2017 10:55 (depuis mobile)
Respect frère.en tout cas vous dessiner très bien vous êtes un génie.mais pour les américains nak laisse tombé c'est des jaloux.good look

2.Posté par Diankalar le 10/01/2017 13:27 (depuis mobile)
Vous faites du bon boulot.. Pourquoi pas sortir 1 BD sur l'arène sénégalaise..

3.Posté par Assane le 10/01/2017 14:42
Je rejoins Diankalar, vous pouvez encore mieux valoriser votre art et gagner d'avantage de sous et de creatitivité. Si vous etes interessé, je peux vous lister une multitudes d'idees qui vous rendra super riche. Dites le moi, et je reveins avec des idees dans 2 jours.
Je rate pas tes caracatures, seulement je me fache parfois quand vous descendez mon lutteur préféré lol
Bref, vous faites du bon boulot, tous mes souhaits les meileurs.






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Auteur : Arenebi.com
18/04/2015


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08/07/2013

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