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Fabrice Allouche se confie (1ère partie) : «Yékini a marqué de son empreinte le sport sénégalais à tout jamais»

Fabrice Allouche, l’ancien Champion du monde de Kickboxing, surnommé affectueusement le Sorcier Blanc des arènes Sénégalaises, se confie à Sunu Lamb. Après une aventure d’une saison dans l’arène comme coach et préparateur physique de Ndakaru, la première école de lutte du Sénégal, il a fait des résultats éloquents et marqué à sa manière la vie des arènes Sénégalaises. Sénégalais dans le cœur et guerrier dans le sang, le Sorcier Blanc se prononce sur toute l’actualité de la lutte de A à Z.
Entretien


Allouche à l'entraînement avec Commando (ex lutteur Pikine)
Allouche à l'entraînement avec Commando (ex lutteur Pikine)
Salut champion, vous n’étiez pas présent au Sénégal comme en 2010-2011, mais vous suiviez la lutte très régulièrement. Pouvez-vous nous faire un bilan de la défunte saison ?
Plusieurs jeunes lutteurs ont bousculé les anciens, l’arène change, la victoire historique de Balla Gaye 2 en est le symbole. Tapha Tine, Zoss, Eumeu Sène confirment leurs places de VIP et des jeunes comme Sa Thiès, Tyson 2, Malick Niang et Amanekh montent en puissance dans l’arène. Cette saison a été tumultueuse, beaucoup de violence notamment avec les lutteurs pendant les face-à-face. On a vu une énorme tension au sein des acteurs de la lutte. Aussi bien entre les lutteurs, les promoteurs et les journalistes. La violence dans les stades et hors des stades doit cesser pour le bien de la lutte. Le sport est synonyme de fraternité, de respect et de paix.

Pourquoi êtes-vous si distant aujourd’hui du Sénégal et de la lutte sénégalaise ?
J’ai mes activités professionnelles, mes amis et ma famille en France. La lutte sénégalaise a été une belle aventure, mais c'est pendant mon absence que les gens se sont aperçus du bon travail que j'ai pu faire. J’ai été beaucoup critiqué. J’ai sacrifié beaucoup de temps et d’énergie. Aujourd’hui, c’est difficile pour moi de le refaire surtout que j’étais bénévole.

En mettant les pieds dans l’arène, un genre de sport que vous connaissiez peu, quelle était votre mission ?
J’ai une grande force d’adaptation, ma mission était de réussir le mieux possible. Je n’ai jamais été impressionné sportivement par les lutteurs, mbeuryi diakhalou niouma, ni par leurs méthodes d’entraînement ni par leurs techniques de boxe. Mais, je respecte leurs qualités techniques en lutte et leur courage. Mon arrivée dans la lutte s’est faite par hasard, ce fut un challenge personnel. Je me suis rapidement intégré malgré la méfiance du milieu. C'est Dieu qui m'a conduit dans la lutte sénégalaise avec frappe.

Pensez-vous avoir réussi cette mission ?
J’ai apporté mon expérience de façon positive avec rigueur et beaucoup d’analyses. La lutte est un sport de combat comme tous ces sports, rien n’est jamais acquis. La technique, la stratégie de combat et la préparation physique évoluent tout le temps. Seul un travail quotidien de longue haleine et de méthodologie permet d’arriver au plus haut niveau. Mais vous savez, les gens ne comprennent pas exactement le travail que je fais avec les lutteurs sauf certains journalistes qui sont venus assister aux entraînements. Je n’ai jamais hésité à faire de la lutte quitte à me blesser à de nombreuses reprises. Quand je me lance dans un défi, je le fais à fond avec beaucoup de cœur. Le mystique tient une place importante dans la lutte, je respecte cette croyance et j’ai su le comprendre rapidement. Mais le mystique ne doit pas être plus important que les entraînements, seul le travail quotidien aux entraînements paye.

Tout le monde au Sénégal a vu que vous avez donné de vous-même dans le coaching de l’écurie Ndakaru, qu’avez-vous eu en retour au Sénégal ou à l’étranger de par le monde ?
Cela me fait plaisir de l’entendre. J’ai eu de la fierté personnelle que les lutteurs que j’ai entrainés remportent des victoires. À l'étranger, j'ai déjà une notoriété, je n'avais pas besoin de retour particulier. Mais cela fait toujours plaisir quand les médias et les gens reconnaissent ton travail. En France, beaucoup de gens ont été surpris de me voir intervenir dans la lutte. J'ai eu le plaisir de réussir dans un milieu difficilement accessible. J'ai rencontré des gens formidables comme Katy Diop, Mbaye Cissé, Gaston, Yékini Jr, Eumeu Sène, Zoss, Tapha Guèye, Alioune Diagne Mbor (ex grand ministre sous Senghor), certains journalistes comme Malick Thiandoum, Yatma Lô et d’autres personnes que je salue au passage.

Avez-vous des nouvelles de l’écurie Ndakaru que vous avez coachée en 2010-2011 ?
Je suis en contact avec Katy Diop, je lui téléphone parfois pour prendre de ses nouvelles ainsi que de sa famille. C’est son oncle, mon ami Souleymane Pape Billy Paye (une personne importante de la communauté Tidiane) qui m’a présenté à lui. Katy m’a appris et aidé à comprendre la lutte. Je ne peux que lui montrer un grand respect.

Certaines personnes ont fait cas d’une détérioration des relations entre vous et les dirigeants de l’écurie Ndakaru. Qu’en est-il exactement ?
Je n’ai jamais eu de soucis avec les dirigeants de Ndakaru qui sont des personnes magnifiques. Ma longue absence fait parler les gens pour rien tout simplement, dites à ces certaines personnes de mieux vérifier leurs informations. Je garderais toujours une amitié pour ces dirigeants. Si je peux les aider d'une quelconque façon je le ferai sans hésiter. Il y a des gens de qualité à Ndakaru comme Mbaye Cissé, Meïssa Ndiaye, Ousmane Sarr et Matar Diagne. Pour conclure, Katy Diop a dit ceci à un de vos confrères le 21 juin 2012. «Fabrice Allouche fait partie de la famille Ndakaru et sera toujours un des nôtres tant qu'il le voudra. C'est mon oncle qui nous l'a présenté, il nous a rendu beaucoup de services».

Pensez-vous que votre départ soit à l’origine de la grosse contre-performance historique qu’a connue Ndakaru la saison dernière ?
Je suis un excellent coach, mais je ne suis pas irremplaçable. Il y a de très bons coaches et une culture de la technique lutte à Ndakaru. Je ne viens pas au Sénégal depuis un an. Je ne sais pas ce qui s’est passé sportivement parlant. Vous les journalistes êtes plus informés que moi pour m’expliquer. Ndakaru a été pendant plusieurs années la meilleure école de lutte du Sénégal. Cela arrive à tout le monde d’avoir des problèmes.

Quels sont les rapports que vous entretenez aujourd’hui encore avec Ndakaru et ses dirigeants ?
Mes rapports sont bons, ce sont eux qui m’ont donné la chance de m’exprimer dans la lutte sénégalaise avec frappe. Ils m’ont ouvert les portes de leur école pour que j’entraîne leurs jeunes lutteurs. Je ne peux que les remercier d’avoir eu confiance en moi. Que Dieu protège Ndakaru pour la remettre sur la route de la victoire et du succès.

Comment expliquez-vous que la toute première école du Sénégal se disloque aussi facilement avec le départ en cascade des lutteurs les plus significatifs de l’entité ? Yékini Jr, Malick Niang, Brise-de-Mer, Youssou Ndour et bien d’autres ont claqué la porte.
Je n’ai pas de réelles explications, quand je venais à l’école c’était pour entraîner les lutteurs. Je n’ai jamais senti de tensions particulières. Je ne viens plus au Sénégal depuis plus d’un an, je ne sais pas ce qui s'est passé entre ces lutteurs et les dirigeants de Ndakaru. C'est dommage que cette cascade de départs se soit produite. Chacun doit avoir ses raisons, il y a peut-être un conflit de générations entre ces personnes. Comme il y en a aujourd’hui dans d’autres écoles.

Quelle analyse faites-vous de la 1ère défaite de Yékini face au jeune Balla Gaye 2 la saison dernière ?
C'est la vie, il y a toujours quelqu'un qui un jour, peut vous battre. Cela ne veut pas dire que Yékini n’était pas prêt physiquement, mais peut-être que psychologiquement il n’était pas au top de sa forme. Un bon mental, c’est aussi savoir gérer ses émotions, les apprivoiser pour mieux les maîtriser. Ce jour-là, Yékini n’était pas là mentalement, c’est cela qui l’a perturbé ; c’est mon humble avis. Lors d’un combat, tout se joue à peu de choses. Ce jour-là Balla Gaye 2 fut le meilleur. C’est un lutteur talentueux. D’ailleurs, dans mes analyses d’avant combat sur arenebi.com, j’avais dit que Balla Gaye 2 pouvait surprendre par sa concentration, sa technique, sa rapidité et sa jeunesse. Je ne m’étais pas trompé. Yékini a perdu, mais s’est montré fair-play.

Vous avez été triple champion du monde de Kickboxing. Ne pensez-vous pas qu’avec l’âge qu’il a, (proche de la quarantaine) Yékini devait arrêter la lutte qui est un sport de combat très particulier ?
Chacun est libre de ses choix. Tout le monde est différent. Yékini a une hygiène de vie irréprochable. S’il sent la motivation de continuer à lutter, pourquoi devrait-il arrêter ? Il a des qualités de champion et mérite de faire un dernier combat pour partir sur une belle victoire. Grâce à lui et Tyson ainsi que certains promoteurs, des lutteurs touchent des cachets énormes. Yékini a marqué de son empreinte le sport sénégalais à tout jamais. (À suivre…)

Par Mamadou KONÉ 
Source : Sunu Lamb n°2052 du 14 novembre 2012



1.Posté par ndoye le 15/11/2012 10:54
sympa

2.Posté par ndoye le 15/11/2012 14:30
MALICK NIANG ET L' ECURIE NDAKARU ONT EU LA CHANCE D AVOIR UN GARÇON COMME COACH ALLOUCHE

3.Posté par omar sall le 15/11/2012 14:53
J’ai une grande force d’adaptation, ma mission était de réussir le mieux possible. Je n’ai jamais été impressionné sportivement par les lutteurs, mbeuryi diakhalou niouma,

ALLOUCHE APPRENDS LE WOLOF BELLE PREUVE D'ADAPTATION

4.Posté par assane iles du saloum le 15/11/2012 23:30
Il merite vraiment son titre de sorcier blanc celui la. Nice but

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18/04/2015


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