Selon le Dr DIOP "(...) le CNG peut exiger du promoteur d'inclure les frais du contrôle dans le contrat qu'il signe avec les lutteurs. Si le promoteur parvient à payer les frais d'organisation au stade Demba Diop à 500 000 FCFA, il peut bien payer les frais du test antidopage du lutteur qu'il engage".
Si on part sur cette base, autant dire que seuls les VIP de l'arène seront contrôlés et encore faudrait-il faire passer la pilule, amère à avaler, aux promoteurs. Car pour les lutteurs moins populaires qui gagnent entre 100 000 FCFA et 500 000 pour des combats préliminaires, on imagine mal ajouter 500 000 FCFA de frais de test antidopage à la charge du promoteur .
Un peu de calcul pour prouver que c'est irréalisable
Faisons un calcul très simple en supposant que la mesure des 500 000 FCFA soit adoptée. Un promoteur comme Serigne Modou Niang, qui prévoit plus de 30 journées de combats risque de le payer très cher. Démonstration :
- Pour chaque journée il organise 5 combats (4 petits combats et 1 grand combat);
- Pour 30 journées cela fait 150 combats (5x30 journées);
- Si la règle des 500 000 FCFA est appliquée ce sera pour tous les combats ou au moins pour les grands combats. Donc pour Mouniang Production et ses 30 journées, soit 30 grands combats, cela fait 15 millions l'année (30x500 000 FCFA) pour 20% de ses combats. À noter que si la règle était appliquée pour tous ses 150 combats cela lui fait une facture de 75 millions (150*500 000 FCFA). On vous laisse aller annoncer la "bonne nouvelle" à Serigne Modou Niang. (Un conseil pensez à porter un casque pour vous protéger des gourdins qui vont accueillir votre "bonne nouvelle").
Localiser les lutteurs, autant mener une guerre contre le mystique dans l'arène
L'autre proposition avancée par le Dr DIOP est de pouvoir localiser les lutteurs toute l'année. Car selon lui : "(...) les informations de localisation permettent aux organisations antidopage de localiser les sportifs sans préavis. C'est trop facile pour un sportif de disparaître 6 mois et de réapparaître quelques jours avant sa compétition(...)". Sur ce point le Dr DIOP a parfaitement raison, mais venons-en à la réalité du terrain avec 2 cas concrets.
Supposons que Balla Gaye 2, pour son combat contre Tapha Tine, prévienne le CNG qu'il va à Malifara et autres petits villages environnants pour sa préparation mystique. De son côté, Tapha Tine annonce au CNG qu'il va à New York pour sa préparation physique et affiner ses coups de poing ravageurs (demandez à Elton et à Bombardier).
Le CNG décide 2 mois avant leur combat de les contrôler. Il va faire quoi? Prendre une seringue et une bouteille pour des prélèvements sanguins et d'urines et aller parcourir toute la Casamance (et dire bonjour aux rebelles armés au passage) en demandant dans quelle case est Balla Gaye 2 ? Prendre un vol Dakar/New York pour faire des prélèvements sur Tapha Tine ?
Cela vous fait surement sourire mais c'est la triste réalité dans les faits. Sans être défaitistes, soyons réalistes, le CNG n'a pas les moyens matériels de se lancer dans un test antidopage, même ciblé sur 10% des lutteurs en activité. Le meilleur moyen reste aujourd'hui la sensibilisation par les médias, et en se déplaçant dans les différentes écuries. D'ailleurs le Dr DIOP dit lui-même : (...) Malheureusement au Sénégal nous n'avons pas de budget pour faire plus de contrôles(...)."
Donc même si on approuve à 100% l'idée des tests antidopage, le sport sénégalais n'en a pas les moyens sauf si bien sûr les promoteurs sont d'accord pour être les "vaches à lait" de cette noble cause!
Arenebi.com
Si on part sur cette base, autant dire que seuls les VIP de l'arène seront contrôlés et encore faudrait-il faire passer la pilule, amère à avaler, aux promoteurs. Car pour les lutteurs moins populaires qui gagnent entre 100 000 FCFA et 500 000 pour des combats préliminaires, on imagine mal ajouter 500 000 FCFA de frais de test antidopage à la charge du promoteur .
Un peu de calcul pour prouver que c'est irréalisable
Faisons un calcul très simple en supposant que la mesure des 500 000 FCFA soit adoptée. Un promoteur comme Serigne Modou Niang, qui prévoit plus de 30 journées de combats risque de le payer très cher. Démonstration :
- Pour chaque journée il organise 5 combats (4 petits combats et 1 grand combat);
- Pour 30 journées cela fait 150 combats (5x30 journées);
- Si la règle des 500 000 FCFA est appliquée ce sera pour tous les combats ou au moins pour les grands combats. Donc pour Mouniang Production et ses 30 journées, soit 30 grands combats, cela fait 15 millions l'année (30x500 000 FCFA) pour 20% de ses combats. À noter que si la règle était appliquée pour tous ses 150 combats cela lui fait une facture de 75 millions (150*500 000 FCFA). On vous laisse aller annoncer la "bonne nouvelle" à Serigne Modou Niang. (Un conseil pensez à porter un casque pour vous protéger des gourdins qui vont accueillir votre "bonne nouvelle").
Localiser les lutteurs, autant mener une guerre contre le mystique dans l'arène
L'autre proposition avancée par le Dr DIOP est de pouvoir localiser les lutteurs toute l'année. Car selon lui : "(...) les informations de localisation permettent aux organisations antidopage de localiser les sportifs sans préavis. C'est trop facile pour un sportif de disparaître 6 mois et de réapparaître quelques jours avant sa compétition(...)". Sur ce point le Dr DIOP a parfaitement raison, mais venons-en à la réalité du terrain avec 2 cas concrets.
Supposons que Balla Gaye 2, pour son combat contre Tapha Tine, prévienne le CNG qu'il va à Malifara et autres petits villages environnants pour sa préparation mystique. De son côté, Tapha Tine annonce au CNG qu'il va à New York pour sa préparation physique et affiner ses coups de poing ravageurs (demandez à Elton et à Bombardier).
Le CNG décide 2 mois avant leur combat de les contrôler. Il va faire quoi? Prendre une seringue et une bouteille pour des prélèvements sanguins et d'urines et aller parcourir toute la Casamance (et dire bonjour aux rebelles armés au passage) en demandant dans quelle case est Balla Gaye 2 ? Prendre un vol Dakar/New York pour faire des prélèvements sur Tapha Tine ?
Cela vous fait surement sourire mais c'est la triste réalité dans les faits. Sans être défaitistes, soyons réalistes, le CNG n'a pas les moyens matériels de se lancer dans un test antidopage, même ciblé sur 10% des lutteurs en activité. Le meilleur moyen reste aujourd'hui la sensibilisation par les médias, et en se déplaçant dans les différentes écuries. D'ailleurs le Dr DIOP dit lui-même : (...) Malheureusement au Sénégal nous n'avons pas de budget pour faire plus de contrôles(...)."
Donc même si on approuve à 100% l'idée des tests antidopage, le sport sénégalais n'en a pas les moyens sauf si bien sûr les promoteurs sont d'accord pour être les "vaches à lait" de cette noble cause!
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Aziz Ndiaye : traître ou ami ?










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