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LES PREMIERS MOTS DE MALICK NIANG APRES SA SORTIE DE PRISON «J'ai été dépassé, j'ai pleuré toute la nuit»


LES PREMIERS MOTS DE MALICK NIANG APRES SA SORTIE DE PRISON «J'ai été dépassé, j'ai pleuré toute la nuit»
Il a passé une nuit très dure à Reubeuss et il n'arrivera jamais à oublier cet emprisonnement qu'il trouve cauchemardesque. Malick Niang qui a recouvert la liberté hier après midi, est très dépassé et n'arrive pas à comprendre ce qui s'est passé. Mais pour lui, c'est la volonté divine qui prime, et ¡1 dit s'en remettre au Bon Dieu, même s'il éprouve un peu de chagrin au cœur.
 
Comment vous sentez-vous, après une nuit passée à Rebeuss ?
Vous ne pouvez pas imaginer que j'ai mal, trop mal même. J'ai été choqué et je n'ai rien compris...
Qu'est ce que l'on vous reproche ? Il paraît que vous avez violemment agressé un photographe ?
Non, les choses ne se sont même pas passées comme ça. Il paraît que toute la presse a dit que j'ai tabassé un photographe, et que ce serait là, la cause de mon arrestation ; mais tel n'est pas le cas. Sur place, on m'a notifié une plainte d'une personne qui m'a accusé à tort que je l'ai malmené lors d'une distribution d'argent chez Kader Ndiaye. Et je me rappelle bien, ceci s'est passé en 2011. C'était en période de fête de Tabaski, et c'est Kader Ndiaye qui offrait de l'argent à des gens, qui m'a appelé pour renforcer la sécurité, car il y avait un débordement. Quand je suis venu, j'ai réglé la situation, et c'est par la suite que quelqu'un m'a accusé de l'avoir frappé à la tête et de l'avoir blessé terriblement. J'avais même oublié cette histoire. C'est ce que l'on me reproche, mais il n'y a rien de tel. J'ai vu le juge et on s'est parlé : tout est rentré dans l'ordre.
Lorsqu'on vous a déferré, qu'est-ce que vous avez senti avant et après votre inculpation ?
Je vous ai dit que je n'avais rien compris. Quand je suis venu à la maison, on m'a remis la convocation, car ils m'ont reproché de n'y avoir pas répondu depuis un temps assez long, alors que je n'avais jamais reçu de convocation. C'est après que mon gendre m'a demandé d'aller répondre. Je ne me suis jamais douté que j'allais être retenu là bas. Arrivé, on m'embarque pour Reubeuss. Et là, j'ai pleuré, c'est la première fois que je suis confronté à ce genre de situation.
Et la nuit, vous avez pu fermer l'œil ?
Non ! Pas du tout J'ai pleuré de toutes mes larmes, car je savais que je suis innocent. J'ai aussi pensé à ma famille, mes parents, ma femme et surtout mes proches et mes supporters. Cela m'a fait trop mal, mais je m'en remets au Bon Dieu. J'en profite pour remercier deux hommes exceptionnels. Il s'agit de Birame Gningue et de Modou Lô. Ils sont là depuis mon arrestation, et ont tout fait pour que je sorte de prison. Mention spéciale à eux et je n'oublierai jamais leur soutien.

Par Awa MARONE

La Tribune n° 704 du 7 février 2014



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