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La saga Tyson (1) : la lutte sénégalaise à la veille du bul faale

Arenebi a décidé de vous offrir un portrait de Mohamed Ndao Tyson, ce lutteur qui a fait vibrer des milliers d'amateurs de lutte sénégalaise et qui sans aucun doute est l'initiateur d'une révolution dans l'arène. Cette saga en plusieurs parties, commence par cette introduction.


La saga Tyson (1) : la lutte sénégalaise à la veille du bul faale

Une situation politique tendue
La fin des années 80 est marquée par divers troubles. La réélection de Abdou Diouf est contestée par des violences dans la capitale sénégalaise. L’arrestation de Me Wade et de membres de sa famille politique complique une situation très tendue : attentats à la voiture piégée, manifestations dans tout le pays etc. En 1989, éclatent le conflit sénégalo-mauritanien et la Confédération de la Sénégambie.  La crise scolaire qui commence en 1987 aboutit à une année blanche (redoublement général dans les écoles et universités publiques) en 1988.

Le sport va mal au sénégal
Le choix du gouvernement de préserver la paix sociale par une gestion annuelle des grèves n’empêche pas la prolifération des conflits scolaires et universitaires, comme l'atteste l'année invalidée de 1994. Coté sports, les succès de Dia Bâ et de Ami Mbacké sont rapidement engloutis dans les contre-performances du football et du basket. La jeunesse subit de plein fouet les crises économique, politique et scolaire. Les étudiants se ruent vers les universités européennes et américaines, le trafic de visa se développe et les dimanche sont tristes faute de loisirs.

Le CNG voit le jour
Inquiète pour son avenir, la jeunesse s’ennuie, les amateurs de lutte encore plus car durant l’année sportive 86-88 seuls 4 combats ont été organisés. La crise est profonde et le ministère des sports finira par dissoudre la fédération de lutte. De ses cendres naîtra le Comité National de Gestion (CNG) dirigé par le Dr Alioune Sarr, assisté de l’ex-président de la défunte fédération Armand Ndiaye. Le CNG fonde sa politique sur l’identification des lutteurs (licences), l’affiliation des écuries et des promoteurs qui ont en charge l’organisation des combats.

La lutte reste un sport amateur
La promotion de la lutte par la presse est très faible, El Hadji Moustapha Ndiaye animant la seule grande émission sur la chaîne publique. Une émission pas spécifiquement dédiée à la lutte car couvrant comme son nom l’indique “sports de chez nous”, tous les sports traditionnels : lutte, régates, hippisme... Le lutteur reste un personnage méprisé, jouissant d’une réputation d'illettré, de violent et d'impie. Les champions Manga 2, Tapha Guèye, Mor Fadam, Mohamed Ali, Toubabou Dior … dominent la discipline tout en étant obligés d’avoir une activité professionnelle à côté pour assurer leur survie au quotidien.




1.Posté par adama le 22/06/2013 20:37
arenebi : vous vous êtes trompé de vidéos

2.Posté par Admin Arenebi le 22/06/2013 22:11
Bonjour Adama,

la vidéo est modifiée, mais c'est juste une vidéo d'illustration du phénomène "Boul falé".

Diadieuf!

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