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MATAR BÂ, MINISTRE DES SPORTS «On ne peut pas avoir Demba Diop et demander Léopold »


MATAR BÂ, MINISTRE DES SPORTS «On ne peut pas avoir Demba Diop et demander Léopold »
Le ministre des Sports s'est ouvert à bâtons rompus à Sunu Lamb. Rencontré dimanche dernier à une compétition de tir et chasse, le rendez vous était calé pour hier mardi 17 mars à 15h00. À l'heure H, M. Matar Bâ est au 6ème étage de son ministère. Visage radieux, très relax et accompagné de Ibrahima Ndao, son directeur de cabinet, le patron des Sports sénégalais s'est livré à notre jeu de questions-réponses sur les différents sujets tels que le sponsoring, la catégorisation des lutteurs, l'organisation du drapeau du chef de l'État à Fatick, le différend Manga 2 / Toubabou Dior.
 
Entretien
 
Beaucoup de gros sponsors ont tourné le dos à l'arène. Cette saison, on annonce le retour de Tigo. A votre avis, est-ce que l'état peut forcer la main aux sponsors pour les pousser à (re)venir ?
L'État ne peut pas leur forcer la main. Son rôle est d'encourager et accompagner cette discipline. La lutte et le football restent les deux disciplines qui mobilisent plus. Aujourd'hui, les acteurs, main dans la main, doivent éradiquer la violence. Je pense que l'une des causes du retrait de certains gros sponsors c'est la violence. Il faut qu'on revienne au sport et qu'on évite la violence.
 
Un des sponsors leaders, Orange accompagne pourtant toujours les autres disciplines...
Toute entreprise qui a un produit fait de telle sorte que son produit soit vendable. Quand on cherche à occuper les populations, Il faut le faire dans le bon sens. Un sponsor ne mettra jamais son produit dans un espace où les gens s'entretuent. Vous me parlez d'autres disciplines comme les Navétanes, mais c'est accidentel. Quand j'étais président de l'ONCAV, j'avais comme sponsor Orange. Ce que les gens ont compris, c'est que les sponsors sont partis, car dans le milieu de la lutte il y avait beaucoup de problèmes. Je salue cette dynamique de relever le niveau de la lutte au Sénégal. Quand j'ai été nommé au mois de juillet, j'ai trouvé une crise au niveau de la lutte parce que tout le monde pensait qu'on n'allait plus organiser des combats de lutte. C'est tout à fait le contraire. Cette saison, les amateurs vont se régaler de belles affiches. Il y a aussi des groupes qui sont nés, GFM Entertainment, RDV, et font le tour du Sénégal. Et cela est une innovation.
 
Aujourd'hui, est-ce que l'État est prêt à accompagner le CNG pour l'organisation de combats de lutte avec frappe ?
Le CNG a été mis en place pour développer et encadrer la lutte. L'État a donné au CNG tous ses pouvoirs pour bien gérer la lutte. Il y a peut-être des circonstances qui peuvent pousser le CNG à organiser certains tournois ou à nommer des champions. Mais je pense que le CNG est plus habilité à répondre à votre question.
 
On parle de dopage dans l'arène. Qu'en pensez-vous ?
Nous n'allons plus laisser des gens faire n'importe quoi. Les lutteurs sont aimés par une bonne frange de la population. Nous avons le devoir de les protéger et de faire en sorte qu'il n'y ait pas de dopage.
 
Le Drapeau du chef de l'État aura lieu dans votre région à Fatick. Est-ce que vous avez pesé de votre autorité pour son organisation ?
C'est une décision du CNG de venir à Fatick. Néanmoins, c'est un plaisir et une fierté de recevoir ce tournoi. Fatick est une terre de lutte. La saison dernière, nous avons été déçus de ne pas recevoir nos amis du CNG. C'est un plaisir de recevoir le Drapeau du chef de l'État chez moi à Fatick puisque je suis le maire honoraire de la ville.
 
Aujourd'hui, êtes-vous prêt à faire un geste pour améliorer les conditions de sécurité à Adrien Senghor ?
Écoutez ! Adrien Senghor n'est pas une arène nationale. C'est dans une commune. C'est même à la limite privée. L'essentiel, ce n'est pas nous qui gérons cette arène. Mais étant responsable, je vais me rapprocher de ceux qui gèrent cette arène pour voir ce qu'on peut faire.
 
Que compte faire le ministre pour développer la lutte simple et olympique ?
Je pense que pour la lutte simple, il n'y a pas de souci à se faire. Il y a des mises énormes presque tous les week-ends. Cela veut dire que tout le monde s'intéresse à la lutte simple. En ce qui concerne la lutte olympique, avec l'arène nationale, nous avons prévu une salle olympique qui va permettre aux lutteurs d'être à l'aise, de bien s'entraîner pour cette forme de lutte.
 
La lutte a presque tout gagné, surtout au niveau africain, mais reste le parent pauvre du sport sénégalais. Pourquoi ?
On va y remédier. Il ne faut jamais faire de comparaison entre la lutte et le football. La lutte reste la lutte. C'est pour le Sénégal. Nous travaillons avec le CNG pour apporter des corrections.
 
Demba Diop est ouvert à la lutte. Mais, il reste des zones d'ombre pour ce qui est du stade Léopold Sédar Senghor...
Je veux être clair. Il y avait une question : Est-ce que le stade Demba Diop sera ouvert à la lutte ? C'était la principale question. Tout le monde pensait que le stade Demba Diop était fermé à la lutte. À Fatick, on organise des combats de lutte dans les stades et cela se fera partout au Sénégal. Mais il faut prendre des dispositions. En ce qui concerne Léopold Sédar Senghor, ce n'est pas possible. C'est notre seul gazon naturel. Il y a aussi des échéances à venir (U23 au mois de décembre). On ne peut pas avoir Demba Diop et demander Léopold. Pour le moment, on ne parle pas de Léopold Sédar Senghor.
 
Entre Toubabou Dior et Manga 2, deux anciennes gloires de la lutte, les relations ne sont pas des meilleures. Êtes-vous prêt à faire une médiation pour les réconcilier ?
J'y suis déjà. J'ai déjà rencontré Manga 2. Il reste Toubabou Dior. Les réconcilier est un vœu. Mais que tout un chacun y mette de la volonté et un peu de responsabilité pour qu'une solution soit trouvée. La culture du Sénégal est la paix. Il ne faut pas que tout le monde attende le ministre. Tout le monde peut apporter sa contribution pour que les deux gloires se retrouvent et fument le calumet de la paix. Nous sommes des croyants et Toubabou Dior et Manga 2 se retrouveront le moment venu. Ce sont deux sportifs et ils vont se surpasser.
 
En tant que ministre des Sports, on vous voit rarement au stade pour assister à des tournois de lutte...
(Rires) Parce qu'on ne m'y invite pas. Personnellement, je ne peux pas débarquer comme ça dans une organisation sans invitation. Je respecte les promoteurs, les lutteurs et les amateurs. Je ne veux pas venir au stade et perturber l'installation et le protocole déjà mis en place par les organisateurs. Si un ministre débarque au stade sans avertir, il y aura des gens qui seront lésés. Il y aura une personne qui sera obligée de me céder sa chaise. Et ça, je ne le veux pas. Avant d'être ministre, j'assistais aux combats de lutte.
 
Vous êtes pour ou contre la catégorisation des lutteurs ?
(Silence) Je laisse le CNG répondre à cette question. Mais vous savez, si on se base sur la culture de la lutte, il n'y avait pas de catégorisation. La lutte se développe et je n'exclus pas d'autres règles pour mieux sécuriser les lutteurs.
 
Certains estiment que Yékini doit prendre sa retraite de l'arène. Quel commentaire en faites-vous ?
Yékini ne s'est pas prononcé sur sa retraite. J'ai vu deux déclarations différentes. Chaque athlète se connaît mieux que quiconque. Si Yékini pense qu'il doit partir, c'est son droit. S'il pense rester, c'est son droit.
 
Quels sont les cinq lutteurs qui vous on marqué dans votre vie ?
Je dirai plutôt six. Feu Moussa Diamé qui avait ses racines là où je suis né, à Diakhao. Après avoir battu Mbaye Guèye, il y avait fait la fête chez nous. Ensuite, Mbaye Guèye, Moustapha Guèye, que j'ai beaucoup aimé. Yékini, au-delà de le supporter, c'est quelqu'un que j'aime de par sa personnalité. C'est un véritable roi des arènes. J'ai des relations très poussées avec Gouye Gui qui est venu me rendre visite. Je l'aime bien car il me permet de décompresser. Modou Lô est le premier lutteur qui m'a rendu visite. J'ai cité six lutteurs mais cela ne veut pas dire que je n'aime pas les autres. J'aime la lutte.
Réalisé par Ndèye Coumba FALL
Sunu Lamb n° 2754 du 18 mars 2015


1.Posté par Goo le 19/03/2015 18:00 (depuis mobile)
Hey il faut ouvrir leopol senghor pour le combat de balla gaye2 vs eumeu sene on ta pas dit pr tt les combats.mais balla vs eumeu mérite de lutter a Léo sengh.comme le foot sa marche pas diappalénn si lamb j bakhna.foot mom déception rek avc augistin

2.Posté par fakry le 21/03/2015 14:07
Questions-réponses et quelques suggestions:
- Sponsoring: comme dans toutes les activités, les sponsors sont présents lorsqu'il y a un intérêt derrière. Pour cela, une règle prioritaire: donner une image propre et attrayante, Question: Est-ce toujours le cas de la lutte avec frappe (avec les problèmes de dopage, violence, ...) ?
- Dopage: chaque écurie possède un leader qui n'hésite pas, pour satisfaire ses supporters, a passer à l'acte. Tout le monde sait qu'aux USA, de ce côté là, tout est permis. D'où des séjours fréquents de nos champions qui reviennent avec des kilos de muscles et de graisses, sachant pertinemment que cette forme de lutte se joue sur une simple action (comme le Sumo) et qu'il n'y a plus besoin d'être un fin technicien pour gagner dans l'arène aujourd'hui. La masse pondérale prend progressivement le dessus sur le bagage technique.
- La lutte est loin d'avoir tout gagné: dans les années 80-90, les champions de l'arène de l'époque osaient s'aventurer sur le terrain de la lutte olympique pour défendre nos couleurs sur le plan continental et international. Aujourd'hui, mis à part une jeune femme (Isabelle Sambou), nous sommes loin d'être vraiment compétitif sur ce style de lutte. Compte tenu de notre potentiel, il est anormal que notre pays n'ait pas opté pour devenir la Jamaïque de la Lutte (la Jamaïque l'a fait pour l'athlétisme sans problème). Il s'agit là de faire un choix politique et de mettre en place la stratégie qui permettrait à nos grands champions de s'exprimer dans toutes les formes de lutte qui feraient monter notre drapeau national à travers le monde. Ce n'est pas simplement en installant une salle de lutte olympique que les choses évolueront. Nous avons un Centre FILA/UWW à Thies, que nous envient tous les pays de la zone et toujours pas de résultats au plus haut niveau mondial. Le problème est ailleurs.
- Football / Lutte: Comparer non, mais faire des choix politico-financiers oui. En effet, notre pays n'a pas les moyens d'être présent et performant dans tous les sports. Mais lorsqu'on a une richesse (comme la lutte), il faut savoir l'exploiter. L'Iran a choisi la lutte, la Mongolie a choisi la lutte, beaucoup de pays de l'Est de l'Europe ont choisi la lutte. Et ils sont connus sur le plan mondial pour leurs résultats aux Jeux Olympiques. Nous, ce n'est pas le cas et la lutte avec frappe est une affaire uniquement sénégalo-sénégalaise. Dommage.
- Conflit Manga 2 / Toubabou Dior: un problème marginal. Toubabou n'a jamais pu dominer Manga 2. Il a été le second de Double Less en Lutte olympique. Manga 2 a essayé de venir à la lutte olympique et quand il a vu que c'était trop dur, il a abandonné. Sur le plan international, personne ne les connaît. Seuls sont connus Double Less et Ambroise Sarr. Vaut mieux s'occuper d'autres problèmes bien plus importants pour notre sport et notre jeunesse.

3.Posté par Leonatmoda le 12/11/2015 15:06 (depuis mobile)
To diagnose chronic prostatitischronic pelvic pain syndrome the doctor must rule out all other possible causes of urinary symptoms such as kidney stones bladder disorders and infections.Without treatment there may be a significant risk of intestinal

4.Posté par CharlTove le 27/09/2016 11:29 (depuis mobile)
As Bologna University matured however its promise of freedom to learn became compromised and many students moved to Padua where a university had been founded aroundThe emphasis throughout the Charaka Samhita is on preventing illness by maintaining go

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Auteur : Arenebi.com
18/04/2015


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