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ROCKY BALBOA MONTRE LA VOIE «J'ai déjà fait les tests antidopage»


ROCKY BALBOA MONTRE LA VOIE «J'ai déjà fait les tests antidopage»

 
Résidant en Suisse, Rocky Balboa est présentement au Sénégal pour des vacances. L'occasion sera saisie par le lutteur pour mettre en place ses projets annoncés lors de sa dernière conférence de presse. Le lutteur qui a accepté de se livrer à votre canard préféré est revenu sur le choix de ses potentiels adversaires, a rappelé son parcours et expliqué pourquoi il ne veut pas croiser les espoirs.
 
Entretien
 
Rocky, pouvez-vous revenir sur votre parcours ?
Je suis né et j'ai grandi à Colobane. C’est par la suite que je suis parti à Olympique Club pour devenir moniteur avant d'aller à l'extérieur. C'est là-bas que j'ai commencé le Kick Boxing, le Sumo. C'est en Suisse que j'ai commencé à faire la lutte. En effet, j'y ai retrouvé la forme de lutte que je voulais. C'est presque la même chose qu'au Sénégal. D'ailleurs, on devait même essayer le short des Suisses, car c'est très pratique.
 
Voulez-vous qu'on se passe du nguimb qui est culturel un peu ?
Oui c'est vrai. Cela fait partie de notre culture et c'est très beau. Mais aujourd'hui, les lutteurs ne font pas ressortir cet aspect. Il y a le cuissard qu'on laisse apparaître. Pour les suisses, leur short permet de bien saisir son adversaire. Cela vous permet d'avoir de la force avec les efforts que vous fournissez.
 
Avez-vous pratiqué la lutte au Sénégal avant la Suisse ?
J'ai un grand frère du nom de Bouba qui pratiquait la lutte. Il y a eu aussi feu Georges qui était à Fass, entre autres. J'ai grandi entre deux guerriers et nos activités tournaient toujours autour du sport. On se retrouve chaque soir à la plage pour des contacts. Ainsi, j'ai pu gagner en expérience. Il y a aussi le fait que tous les lutteurs se retrouvaient chez moi à Colobane alors que j'étais encore très jeune. J'ai commencé la musculation avec mon onde Thiam Hercule et mon père Badou Diallo, un karatéka. Je n'oublie pas Serigne Thiam, feu Bangoura, feu L'homme Fort qui était à la police. J'ai grandi autour de ces montagnes de muscles.
 
Avez-vous des parents lutteurs?
J'ai un grand-parent lutteur qui habite à Ndiarème. Il y a Mame Ndiaga qui est à Yeumbeul. Il était à la fois lutteur et militaire. Je dirais même que c'est à lui que je dois ma corpulence. Il était très connu.
 
Comment se passe votre vie en Suisse ?
J'ai un physique qui me permet de me tirer d'affaire à chaque fois. Le blanc aime ceux qui croient en eux et a un penchant pour la lutte. J'avais pas mal de diplômes pour avoir pratiqué certains arts martiaux. Un copain m'a alors suggéré d'aller faire la lutte. Il m'a fait savoir qu'en Suisse il y a la lutte comme au Sénégal. C'est lorsque j'ai assisté à leur entraînement que j'ai décidé de me lancer, le même jour. Mais je n'ai vu que du feu. Vous pouvez être champion ici mais une fois en Suisse c'est comme si vous n'aviez jamais lutté. Il faut parvenir à comprendre leur jeu pour s'y imposer. Ce n'était pas un début facile mais j'ai décidé d'y ajouter la lutte gréco. J'ai fait la connaissance de mon coach Alexis qui a fait de moi ce que je suis devenu. Il a fait plus que mes entraîneurs de lutte. Aujourd'hui, j'ai décroché la montre Black Belt qui permet d'être reconnu comme un champion partout dans le monde.
 
Vous avez participé à plusieurs tournois. Pouvez-vous nous rappeler les trophées que vous avez remportés ?
J'ai des médailles même avec moi. En Suisse on organise des fêtes. On peut disputer trois, quatre combats, voire plus, le même jour. Il faut dire également que la prise par laquelle on gagne est très importante et permet de gagner des points. Finalement, je ne cherchais qu'à décrocher les 10 points. On peut gagner son combat avant même de le disputer. Il suffit juste d'avoir plus de points que son adversaire. A la fin, les choses devenaient instinctives et se faisaient naturellement. On m'invitait alors à des fêtes pour que je fasse une démonstration de la culture sénégalaise. Et, c'est des millions qu'on me paie. Les gens commençaient à aimer la lutte africaine. Lors du tournoi de Bercy, je devais affronter Jeff mais le duel est tombé à l'eau. On s'est bagarré avant et je l'ai malmené. A Bercy, chacun devait montrer la culture de son pays. On m'a informé par la suite qu'on votait pour voir si la lutte africaine serait représentée. Mon entraîneur a tout fait pour que j'y participe. La dame a donné son accord dès qu'elle a posé les yeux sur moi. J'ai réquisitionné Dieylani Pouye et fait une démonstration de haut niveau. J'ai battu Dieylani par une belle prise qui a séduit tout le monde. J'ai pris la première place et c'était important.
 
Vous avez fait un parcours dans la lutte suisse, certes. Mais pourquoi faire une fixation sur les Rois des arènes comme Balla et Bombardier alors que vous n'êtes pas très connu au Sénégal ?
Balla Gaye 2 est un grand champion. Mais si notre combat n'a pas eu lieu, c'est juste parce qu'on n'était pas tombé d'accord avec moi sur le cachet. Si j'avais accepté, j'aurais lutté à la place de Bombardier. Mais, il faut écouter son entourage et quand on vous demande de laisser tomber, il faut suivre. Si cela ne dépendait que de moi, j'aurais quand même livré ce duel.
 
Êtes-vous prêt à passer par les espoirs avant d'en arriver aux ténors ?
Je dis souvent que même les mbapatt c'est une perte de temps. Garab ci kaw lay fékanté. Je suis en Suisse et j'ai rampé pour arriver à ce niveau. Aujourd'hui, je sens que les gens du sommet ne sont pas plus forts que moi. Il m'arrive de regarder les combats et de voir la chute avant même qu'elle ne se réalise. Quel que soit le lutteur que j'affronterai au Sénégal, il suffit de saisir ses mains pour le battre. Celui qui me donnera une minute de réflexion aura du mal à s'en sortir. En Suisse, le gros du combat se fait par terre.
 
Mais avez-vous la légitimité de croiser un Roi qui a fait ses preuves au Sénégal ?
Il faut parfois dépasser une certaine façon de penser. On ne peut pas exiger à une personne de suivre exactement le même chemin que les autres. Si je prends le cas d'Ama Baldé, il s'est imposé devant un lourd (Tapha Tine) la saison dernière. Pourtant, ce ténor a affronté certains ténors. Si on ne lui avait pas donné sa chance, il serait encore là à disputer des combats d'espoirs. En ce qui me concerne, je ne suis pas resté les bras croisés. Sinon, je ne seraispas connu par la presse suisse. Je livre six combats chaque dimanche. C'est comme un championnat, les clubs se retrouvent chaque dimanche. Je m'entraîne trois fois dans la semaine, de 19h à 23h.
 
Donc votre seul choix c'est le roi?
Puisque je suis numéro 1, je me dois d'affronter le numéro 1. Il peut s'agir du Roi des arènes, de Yékini ou d'un autre. Je veux juste dire que si l'on se fie à la masse et au poids, je dois affronter ceux qui sont au sommet.
 
Si vous prétendez avoir le niveau qu'il faut, cela ne devrait pas vous pousser à croiser les espoirs pour prouver ce que vous avancez...
C'est vrai. Il y a Baboye qui me fatigue avec ses défis. J'ai même dit que je le battrai avant de lui donner des francs suisses. La saison dernière, des promoteurs m'ont contacté mais les ténors avaient tous des combats. Il y a des espoirs qui ne me rapportent rien. Si ce n'était que pour de l'argent, je ne dirais pas que je peux lutter même avec zéro franc. Si c'est la popularité, certains lutteurs ne sont pas plus populaires que moi. Si c'est l'aspect financier, je rends grâce à Dieu, car je fais du sport, je travaille et j'ai des projets. J'ai déjà le soutien de certains. Si on parle de la lutte libre, les lutteurs doivent accepter de croiser tous les lutteurs. Des lutteurs comme Nar Touré et Juan doivent être acceptés dans l'arène.
 
Vous ne comptez alors pas croiser les lutteurs comme Abdou Diouf, Pakala ou encore Elton ?
Cela fait longtemps que l'on me propose ces lutteurs mais ils ne me rapportent rien. Nous n'avons pas le même niveau. C’est différent d'un Yékini, Bombardier ou Baboye.
 
Que répondez-vous à ceux qui disent que votre âge vous handicape ?
Beaucoup des lutteurs sont plus âgés que moi. Je ne connais pas leur âge mais je sais que certains sont plus âgés que moi.
 
Vous avez parlé de votre combat contre Baboye. Est-ce qu'un promoteur est là-dessus ?
Oui. Les discussions sont avancées. D'un côté, c'est bien, car ce sera juste un passage pour moi. Cependant j'aurais aimé qu'ils soient deux, Bombardier et lui. Je dispute six combats en une journée.
 
Est-ce Soubatel qui démarche le combat ?
Oui, c'est Soubatel.
 
Soubatel doit encore de l'argent à Bombardier. Pensez-vous que c'est du sérieux s'il veut organiser votre combat ?
Si cela ne dépendait que de moi, je, n'irais pas au stade pour affronter Baboye. C'est au Beach Mbappat que nous allons nous retrouver pour lutter. Certains font de la lutte un business mais, pour moi, c'est un sport. C'est bien d'avoir de l'argent mais il ne faut pas oublier le sport. Le business risque de tout gâcher. Il paraît même qu'il y a des lutteurs qui organisent leur propre combat. Je pense que tout doit se limiter dans le cadre du sport.
 
Avez-vous une base affective pour vous assurer une mobilisation à la mesure des événements que vous voulez ?
Je suis bien connu. Tout le monde veut connaître Rocky Balboa. Je suis allé à Petersen récemment, mais c'est la police qui est intervenue pour me tirer d'affaire. Tellement il y avait du monde autour de moi. Je suis allé à la Médina et les gens m'ont reconnu. Chacun demandait à obtenir des photos de moi. Partout où je vais à Dakar comme dans les régions, les gens me sollicitent. Je ne lutte pas au Sénégal, mais je suis connu.
 
Êtes-vous aussi ou plus riche que les ténors de l'arène ?
(Rires). Les autres sont plus riches que moi. Certains pensent que la lutte permet de gagner de l'argent, mais non. En Suisse, vous remportez un bœuf que vous allez vendre et partager l'argent. La seule chose que vous gagnez c'est les sponsors qui vous suivent pour vous soutenir. Et pour y arriver, il faut devenir Roi de la lutte Suisse ou être parmi les cinq premiers.
 
Vous avez une fois été Roi de la lutte Suisse ?
Du tout. On parlait de Roi de Genève et cela n'existe pas. Si vous êtes Roi, vous pouvez gagner jusqu'à 3 millions de francs suisses, ce qui équivaut à 6 milliards FCFA. Chaque année, on désigne un nouveau Roi et c'est pour cela que l'on se tue pour l'être. Il faut aller jusqu'au sommet En trois ou quatre jours tu devras battre huit champions pour devenir Roi. Vous attirez alors des sponsors et la publicité coûte cher là-bas.
 
Pour parler de dopage, avez-vous fait des tests ?
Bien sûr. En Suisse, les contrôleurs débarquent à tout moment. Vous n'osez même pas y toucher. Cela est considéré comme de la tricherie et vous perdez tout ce que vous aviez gagné.
 
Pensez-vous qu'il existe dans l'arène ?
Je ne veux faire du tort à personne. Il ne faut quand même pas oublier qu'il peut arriver qu'un athlète ait un corps très résistant qui lui permet d'obtenir une masse volumineuse. S'il y a des gens qui l'utilisent, je leur conseille d'arrêter, car c'est mortel.
 
Vous parlez de lutte-étude. Où en êtes-vous ?
Il faut que le ministre Matar Bâ nous soutienne dans ce projet. Comme il y a le football et l'éducation physique, on peut intégrer les études comme en Suisse. De 18h à 19h30, ils peuvent s'entraîner. Comme c'est un facteur de développement pour nous, nous devons aider les jeunes.
 
Ce sera sous forme d'internat ou bien ?
On veut faire comme le centre Diambars. Il y aura des jours réservés aux entraînements mais ils pourront poursuivre leurs études. Il n'y a pas seulement que le foot ou le basket. Beaucoup de Sénégalais soutiennent leur famille grâce à la lutte.
 
Avez-vous un site pour votre projet ?
Oui j'ai un site et les choses avancent très bien. Je vais quand même taire le nom du site pour éviter des surprises. Mais les travaux avancent surtout pour les salles de musculations.
 
Toutes les démarches nécessaires sont déjà entamées ?
Oui c'est Mbaye Diagne (manager) qui s'en charge. Nous avons contacté le ministère de l'éducation, car nous voulons que cela soit international. Parfois, des Suisses viennent au Sénégal et nous avons même rencontré le ministre Youssou Ndour. Il y a aussi des Sénégalais que j'amène en Suisse pour des stages. Ce volet est plus important pour moi que la lutte.
Réalisé par
Abou Ndour et Aïssatou FAYE NIANG
Sunu Lamb n° 2900 du 12 septembre 2015


1.Posté par Galass le 13/09/2015 07:16
Miinww rek se mec.continue a prendre les gens pour des cons.dou dara day soop rek todjioul féén

2.Posté par NOmais...! le 13/09/2015 17:49
..................ROCKY DIT,POUR ETRE ROI EN SUISSE..... il faut:
" En trois ou quatre jours tu devras battre huit champions pour devenir Roi. " Et au senegal,il suffit juste D'UN SEUL COMBAT,une vraie CONNERIE...!!!! C'est pour ça que le titre de ROI DES ARÈNES A PERDU SA VALEUR.

3.Posté par harmonymassage le 02/10/2015 21:50
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Auteur : Arenebi.com
18/04/2015


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