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RUPTURE DU MUSCLE SEMI-MEMBRANEUX : Baboye indisponible pour 6 semaines

La blessure de Baboye est sérieuse. Le lutteur qui a été évacué à l’Hôpital général de Grand-Yoff souffre d’une rupture du muscle semi-membraneux de la cuisse droite (un muscle de la loge postérieure de la cuisse). Cette blessure va priver l’Ouragan de Pikine d’activités physiques pendant six semaines. Baboye a été libéré de l’hôpital peu après 23 heures et pourrait subir des examens supplémentaires, renseigne la source.


RUPTURE DU MUSCLE SEMI-MEMBRANEUX : Baboye indisponible pour 6 semaines

BABACAR NGOM, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ASSOCIATION DES MÉDECINS DU SPORT
“Trois facteurs ont causé la blessure de Balla Bèye 2”
 
“Dans ces conditions, même Usain Bolt (sprinter Jamaïcain, recordman mondial du 100 m, Ndlr) n’aurait pas réalisé de performance. Le muscle a besoin de bien s’échauffer avant l’exercice. Dans l’échauffement, il y a un apport de chaleur qui permet au muscle de faire l’exercice de manière correcte.
Il y a trois facteurs qui ont fait que le muscle de Baboye n’a pas répondu : le muscle n’est pas chauffé ; il est aspergé d’eau, ce qui fait diminuer la température. Enfin, il fait froid. Si la blessure est confirmée, il (Baboye) aura au minimum trois semaines de repos avant de reprendre la compétition.
Un lutteur doit faire un échauffement extrêmement long, pour deux raisons. La première, c’est que le sport de combat nécessite puissance et endurance. Ça demande un échauffement long et sérieux. La deuxième, les lutteurs s’aspergent d’eau, d’où la nécessité de prolonger davantage l’échauffement. Un lutteur doit avoir un échauffement de plus d’une heure, contrairement au footballeur qui n’a besoin que de 20 à 25 minutes”.
 
IBOU DIATTA, PRÉPARATEUR PHYSIQUE
“Il a sollicité de manière très brusque ses muscles refroidis”
 
“Le fait de s’asperger d’eau en cette période de fraîcheur refroidit les muscles et augmente les risques de blessure. Après l’échauffement, le lutteur doit immédiatement engager le combat. Malheureusement, dans l’arène, cela ne se passe pas comme ça. Le lutteur s’asperge d’eau après l’échauffement, il lui arrive même de marquer une longue pause avant de combattre. Dans ce cas, l’échauffement ne sert plus à rien, parce que le muscle s’est refroidi et s’expose à des risques de blessure à la moindre action violente. En faisant les 100 mètres, il a sollicité les muscles de manière trop brusque alors qu’il n’était pas prêt. C’est un accident musculaire.
L’échauffement consiste à préparer l’organisme à une activité sportive. Il y a une activation cardio-vasculaire, le cœur et les muscles (les jambes et les bras) qui vont participer à la lutte.On effectue l’échauffement pour entrer dans l’activité. En s’aspergeant d’eau et en restant longtemps sans activité (avant le début du combat), le lutteur n’a plus le gain de l’échauffement”.
Saliou GACKOU
Source : L’OBS n°2466 du 12 décembre 2011
 



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