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Byblos Kronic - Avis d’expert : la solution à la crise de la lutte


Rédigé le Vendredi 26 Septembre 2014 à 12:50 commentaire(s)



Byblos Kronic - Avis d’expert : la solution à la crise de la lutte

Yambar connait les mbër, leurs cachets. Surtout les cachets, car malgré son prénom son cerveau était toujours en ébullition. Il se dit expert en gestion de crise et en veut aux sophistes de banc jaaxle qui contestent ses qualifications. Fallait-il avaler la fumée des lacrymogènes pour être docteur ? Est-ce qu’on avait besoin de prendre son petit déjeuner au restau Claudel pour comprendre les maths ? Lui petit-fils de Xërëm, héritier de sa science, il calculait mieux que Domu. Il savait par exemple que 120 millions de CFA remplissaient 2 conteneurs de 33m3 soient quelques 60 tonnes. Ben quoi !? Il s’en foutait du sucre et des colas. Une seule monnaie l’intéressait : la viande.
 
Aujourd’hui cependant il cogitait sur la crise. Ziz avait visiblement pris des camions, assez pour vider l’arène. On disait que les promoteurs allaient déserter l’arène, en tout ils semblaient décidés à dévaluer des cachets. Comme il n’y aurait plus de lutte à ndumbelaan,  Yambar imagina la reconversion du millier de personnes rivalisant every day de pompes et de flexions. Le baobab ferait du théâtre, le Sauceur pourrait danser dans les clips, Njool Juuf lancera des poids, etc. Yakh qui est vieux choisira certainement la pétanque. Qu’est ce que le peuple s’ennuierait ! Qu’est-ce que Jogomaay et ses théories du village et de l’île manqueraient ! Qu’est-ce que lui manqueraient les analyses foireuses, les clashs, les face à face !  
 
Pire que tout cela, Yambar prédisait la famine avec le chômage de porteurs de bagages, de préparateurs physiques, de chauffeurs de taxi. Il voyait la crise dans les rédactions, imaginant la paresse locale innovante : reportage sur le rugby, documentaire sur le javelot, etc. Le bantambeur animerait une émission de variétés, y invitant  Umu Lawbe ou les obscènes de la banlieue.  Crise aussi dans les agences de voyages qui font de bonnes affaires avec la lutte. Et que dire du déficit du trésor ? Oubliait-on qu’avec les demandes de visa et les séjours de préparations de combat, nos mbër combattent la crise chez les kaana et les gueew ? Alors puisque les promoteurs s’en vont Yambar invite Peer Liiw à préparer un article dans le règlement du CNG.
 
La publicité de produits (riz, huile, beurre, carburant, etc.) ou l’apparition publique avec des marques commerciales (vêtement, voiture, téléphone, etc.) seraient soumises à l’autorisation préalable du C&G. Les lutteurs n’auront plus le droit d’accorder des interviews aux torchons, ragots et télébidons qui ne sponsoriseraient pas la lutte. Ils ne pourraient plus prendre de billets dans les agences de voyages qui ne sponsorisent pas le bëre, ni préparer leurs combats dans les pays dont les ambassades ne soutiennent pas le lamb. Et les marabouts devraient aussi prendre une licence, au même tarif que les promoteurs. Enfin ils préciseraient les ingrédients utilisés dans leur safara. Faudra bien savoir si le lac Léman ou les chutes de Dindifelo aident à sauvegarder notre patrimoine !










LA REVENGE : ACTE 2

Balla Gaye 2/Modou Lô

 

             

 



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