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«CORPS EN LUTTE, L'ART DU COMBAT AU SÉNÉGAL» Un ouvrage pour décortiquer la lutte sénégalaise


Rédigé le Vendredi 18 Juillet 2014 à 20:09 | Lu 886 commentaire(s)



«CORPS EN LUTTE, L'ART DU COMBAT AU SÉNÉGAL» Un ouvrage pour décortiquer la lutte sénégalaise
Au moment où la lutte sénégalaise est décriée, elle fait pourtant l'objet d'une étude scientifique. Dominique Chevé et d'autres universitaires sénégalais se sont penchés sur les nombreux points de ce sport traditionnel. «Corps en lutte, l'art du combat au Sénégal», c'est ainsi que s'intitule cet ouvrage qui traite de bien des aspects de la lutte.
 
Anthropologue, Dominique Chevé s'intéresse à la lutte qu'elle décrit comme un phénomène social très important. «Corps en lutte, l’art du combat au Sénégal» est l’intitulé de l'ouvrage qui traite de la lutte sénégalaise qui a dépassé nos frontières. Ce livré édité par CNRS Éditions est une coproduction de Dominique Chevé, Cheikh Tidiane Wane, Abdoul Wahid Kane et Ibrahima Sow. C'est dans une salle débordante d'étudiants que les auteurs ont tenu à partager les grandes lignes de leur œuvre. Avec la présence du président du CNG, Dr Alioune Sarr, de nombreux points ont été évoques par les universitaires. Dans un silence de cathédrale, ils ont abordé les points tels que «Corps exercés, corps investis, corps exposés», un point développé par Mme Chevé en introduction à la thématique du corps en lutte. Ensuite, ça a été au tour de Cheikh Tidiane Wane et Abdoul Walid Kane de se prononcer sur les «techniques corporelles et différences ethnoculturelles dans la lutte sénégalaise». Selon eux, «la technicité renvoie à un ensemble qu'on appelle la signification de la lutte. Une technique sportive a un sens ; cela amène à constater ce que fait le Peulh. On sait qu'il ne lutte pas de la même manière que le Diola qui ne lutte aussi comme le Sérère. Pourquoi cette différence ? C'est parce qu'en fonction des contextes, la manière avec laquelle chacun utilise son corps à chaque fois doit influencer son registre technique et, cela, on le retrouve dans le domaine de la lutte». Après cet exposé, Ibrahima Sow a abordé te thème «maraboutage dans la lutte sénégalaise». Un point qui intéresse tous les acteurs de la lutte. Pour sa part, le président Alioune Sarr a salué et remercié les auteurs de ce livre. Il estime que c'est un grand pas pour la lutte sénégalaise. Dans le même sillage, il a laissé entendre qu'il espère que «les prochains champions de l'arène seront des universitaires».
Aïssatou FAYE
Source : Sunu Lamb n° 2555 du 18 juillet 2014
 






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