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DÉCÈS DE YÉRI DIAKHATÉ : La lutte perd, Bombardier aussi


Rédigé le Samedi 24 Septembre 2011 à 23:53 | Lu 835 commentaire(s)


Le monde de la lutte est en deuil, Bombardier est orphelin. Le manager de lutte El Hadj Mamadou Diakhaté, plus connu sous le pseudonyme de « Yéri Diakhaté », s’est éteint. Cet homme du sport de chez nous, qui a encadré d’illustres noms de la lutte, à l’image de Mbaye Guèye, Mor Fadam et récemment Khadim Ndiaye et Bombardier, était dévoué à la cause de la lutte.


DÉCÈS DE YÉRI DIAKHATÉ : La lutte perd, Bombardier aussi

Il y a quelques semaines, à Walf Sports, sur un dossier traitant du pourcentage des managers, « Pa Yéri » disait ceci : « Bombardier est mon fils. Depuis ses débuts dans l’arène à nos jours, je suis à ses côtés. Je reçois mes 10% sur le montant des cachets déclarés au niveau du Cng par les promoteurs ». Sauf qu’il ne savait pas qu’il n’allait plus percevoir de pourcentage dans la lutte, car la mort le guettait.
 

De sa tendre jeunesse jusqu’à son dernier souffle, El Hadj Yéri a consacré sa vie à ce sport traditionnel. Comme en témoigne un des doyens de la presse sportive Babacar Noël Ndoye qui en aura vécu des soirées de lutte avec lui : « El Hadj Yéri a consacré sa vie entière au développement de la lutte. Il a vécu pour le sport. »
 

Ce fervent supporter de l’écurie Fass, en particulier du 1er Tigre de Fass Mbaye Guèye dont on disait qu’il était son « Baye Fall », a quasiment suivi tous les combats qui se sont déroulés à l’arène sénégalaise. De son passage à l’écurie Mermoz où il a encadré de futurs champions dont Mor Fadam, il a toujours œuvré pour l’avancement de la lutte sous tous ses aspects. Il a aidé un grand nombre de jeunes, notamment dans la gestion de leur carrière. Le « B52 de Mbour » ne dira pas le contraire.
 

Toujours souriant, Pa Yéri aimait amuser ses proches avec ses anecdotes, à l’image de la confrontation entre Mbaye Guèye et Robert Diouf avec l’histoire de ce « fameux œuf » qu’on lui avait confié et qui s’est cassé avant le combat à cause de la pression qui le tenaillait.

Avec la disparition de cet homme, c’est tout un pan de l’histoire de la lutte qui vient de s’écrouler. El Hadj Yéri est parti, mais son image continuera à planer sous les cieux des arènes sénégalaises grâce à la richesse de ses œuvres pour le développement de ce sport national.

Vivement un drapeau en hommage à « Pa Diakhaté ».

 

 

Mansour SOW

 

Source : WalfSports n°1713 du 24 septembre 2011







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