Le G8 ou le sommet de toutes les contestations : Pourquoi Tyson, B52 et Gris Bordeaux sont toujours au G8


Rédigé le Mardi 8 Octobre 2013 à 23:11 commentaire(s)



Le G8 ou le sommet de toutes les contestations : Pourquoi Tyson, B52 et Gris Bordeaux sont toujours au G8

Si le palmarès tait le critère par lequel les ténors entrent et restent dans le G8 de l'arène, Tyson, Gris Bordeaux et le B52 de Mbour ne seraient en train de se bousculer encore dans l'antichambre pour revenir au sommet. Le leader de Boul Falé n'a pas goûté aux délices de la victoire depuis 2004 (contre Moustapha Guèye). Après, il n'a fait qu'enchaîner les déconvenues. Tyson a mordu deux fois la poussière contre Bombardier ; deux fois contre Yékini et une fois contre Balla Gaye 2. Et pourtant, il a toujours son siège au «sommet du G8». L'homme est doté d'une grande personnalité et d'un sens très aigu du business, au point de provoquer un complexe des promoteurs de lutte à son endroit. La chute de ses performances entraîne, de la manière la plus illogique qui soit, la flambée de ses cachets. Il empoche 100 millions pour son premier combat contre Yékini, qui marquait son retour dans l'arène après trois ans de suspension ; malgré deux défaites successives face au même lutteur, Tyson touche encore pas moins de 100 millions pour mordre la poussière face à Balla Gaye 2 en juillet 2011. Après une saison blanche en 2012, le voilà encore qui signerait encore un contrat de 120 millions avec Aziz Productions, pour croiser Gris Bordeaux.

Pas besoin de faire une transition pour s'interroger sur la présence du 3e «tigre» de Fass au G8. Il n'a glané qu'une seule victoire lors de ses cinq derniers combats. Mais son atout, c'est d'être le chef de file de l'écurie la plus influente et la plus représentative de L'arène sénégalaise».
Quant au B52 de Mbour, son poids et sa masse semblent être les seuls arguments qui le maintiennent encore parmi les VIP. Avec une technique limitée, il a du mal à mettre à contribution ses gros muscles pour battre ses adversaires.

Populaire ou puncheur ?
La popularité est un critère non négligeable dans l'arène sénégalaise. Elle est de loin, la seule source de la ruée des sponsors et autres partenaires vers la lutte avec frappe. Ce qui fait que le lutteur le plus populaire de l'arène sénégalaise occupe "forcément une place de choix au «sommet du G8». Modou Lô, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est certes crédité d'un bon palmarès, mais son poids (semi-lourd) est un sérieux handicap pour lui quand il est face aux autres ténors. Pour voir sa dernière éclatante victoire, il faut remonter jusqu'à son combat contre Issa Pouye. La suite est parsemée d'une défaite, d'un match nul et de deux victoires très contestées (contre Baye Mandione et Gris Bordeaux).
Pour Tapha Tine, il doit son siège au restreint comité à ses sanglants coups de poing. Ses deux derniers combats, avant son revers devant le «lion» de Guédiawaye, n'ont rien à envier aux films d’horreurs qui passent sur le petit écran, le vendredi soir. Beaucoup de sang sur le visage déformé de ses adversaires et des combats interrompus avant terme par Ardo. Suffisant pour faire du «géant de Baol», le «saigneur» de l'arène. Cependant, ses limites techniques ont refait surface lors de son dernier combat. Comme pour rappeler aux uns et aux autres que sa place parmi les grands n'était pas du tout incontestée.
Par Ayoba PAYE





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