Arenebi.com : Actualité de la lutte sénégalaise

Les urgences de la lutte sénégalaise : Si le CNG veut protéger les lutteurs les idées ne manquent pas, peut-être la volonté!


Rédigé le Vendredi 28 Décembre 2012 à 16:23 | Lu 1652 commentaire(s)


Suite au cri d’alarme lancé par le Pr. Raymond DIOUF sur les dangers qui guettent la lutte sénégalaise, Frédéric RUBIO a voulu aller dans ce sens et donner des propositions concrètes.


Les urgences de la lutte sénégalaise : Si le CNG veut protéger les lutteurs les idées ne manquent pas, peut-être la volonté!
Frédéric Rubio : Il est urgent de mettre en œuvre des règles qui, tout en préservant l'aspect traditionnel, protègent avant tout la personne humaine (ici le lutteur). J'avais avancé dans ce sens, ici même, des propositions:
- Une première période ouverte à la frappe et si pas de terrassement, une seconde période sans frappe;
- Des gants de MMA (aux doigts libres) pour amortir les coups et éviter les traumatismes au niveau des mains;
- Le port de protège-dents (aujourd'hui, même les joueurs de rugby en portent et pourtant les coups de poings sont interdits dans ce sport);
- Effectivement, les lutteurs "gonflés" font peur, peur non pas par leur gabarit (à l'image des catcheurs Américains où le dopage est autorisé), mais peur pour ce qui va arriver bientôt dans l'arène. Le Docteur Raymond Diouf a parfaitement raison d'alerter les Autorités et la presse. De plus, cette démarche va (comme cela a été le cas pour le cyclisme à travers le monde) inciter les jeunes à suivre cet exemple ... et sans suivi médical, les accidents (connus / inconnus) vont être nombreux d'ici peu.

Comme cela a été fait pour la réglementation de la lutte Africaine (style reconnu par la FILA), il a fallu "sportiviser" l'activité tout en conservant sa dimension culturelle. Il devient urgent, eu égard aux possibles conséquences désastreuses au niveau des lutteurs, de codifier au mieux cette pratique traditionnelle ... avant que cela ne ressemble trop à du cirque "gladiateuro-médiatique" dominé principalement par l'argent.

Et puis, que ces lutteurs fassent un tour, de temps en temps, du côté de la lutte olympique: cela leur ouvrirait l'esprit, améliorerait leur bagage technique en s'inscrivant dans une vision des combats ou prédomine le fair play. Ce que l'on nomme l'olympisme.
 
Frédéric RUBIO (Thiès)



Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 2 Mars 2017 - 11:57 Gouy Gui vs Boye Niang





Facebook
Twitter